Plus de 80 générateurs pensés pour le métier enseignant, gratuits sans limite de temps. La réserve : l'outil est anglophone et sa traduction française demande une relecture.
MagicSchool.ai est une plateforme tout-en-un qui regroupe plus de 80 générateurs pensés spécifiquement pour le métier enseignant : plans de cours alignés sur des programmes, générateurs de quiz différenciés par niveau, fiches d'exercices, grilles de correction, commentaires de bulletin, adaptations pour élèves à besoins particuliers (plans type PAP/PPRE côté anglo-saxon), et même des modèles de newsletters pour les familles. Un espace complémentaire, MagicStudent, permet aussi de donner un accès encadré et sécurisé aux élèves pour certains usages (aide à la rédaction, révisions).
Des enseignants du primaire au secondaire qui veulent un outil généraliste couvrant large plutôt que dix outils spécialisés différents. C'est particulièrement adapté à qui débute avec l'IA en classe : l'interface guide beaucoup plus qu'un simple chatbot générique, avec un générateur dédié pour chaque tâche plutôt qu'un prompt à rédiger soi-même.
Le plan gratuit est permanent (pas un essai limité dans le temps) et donne accès à l'intégralité des 80+ outils, sans limite de temps d'usage. Les limites du gratuit portent sur le nombre de générations et l'historique conservé. Le plan payant, MagicSchool Plus, tourne autour de 12,99 $/mois et lève ces limites (générations illimitées, historique complet). Pas de tarif spécifique école/établissement identifié dans les sources consultées : à vérifier directement sur le site si un achat groupé t'intéresse.
Décrite comme très accessible dans les retours consultés : chaque tâche a son propre générateur avec des champs pré-remplis (niveau, matière, durée), ce qui limite le besoin de maîtriser le prompt engineering. Un bémol relevé plusieurs fois : l'outil est conçu pour un public anglophone, et la traduction en français est par endroits maladroite — à garder en tête si tu comptes l'utiliser pour produire du contenu final destiné aux élèves sans relecture.
Côté conformité, la plateforme met en avant des certifications FERPA, COPPA, SOC-2 et RGPD, avec l'engagement de ne pas utiliser les données des élèves pour entraîner des modèles.
MagicSchool couvre plus de 80 tâches, et c'est sa force. Mais deux d'entre elles butent sur la même limite, et ce n'est pas une question de traduction : elles sont pensées pour le système scolaire américain. Sur ces deux-là, un outil français fait mieux. Autant le dire franchement, ce sont les miens.
Quill est mon outil de rédaction d'appréciations de bulletin, sur aiproject4you.com/quill. Dans MagicSchool, tu décris l'élève dans un formulaire, en repartant de zéro à chaque fois. Quill part de ton export réel : tu déposes le PDF PRONOTE ou le CSV, il en extrait les élèves, les moyennes, les absences et le nombre de notes. Trente élèves prêts en quelques secondes.
Trois choses qu'un outil américain ne peut pas faire, parce qu'elles ne relèvent pas de la langue mais du logiciel de vie scolaire. La longueur se cale sur 200, 350 ou 500 caractères avec une troncature intelligente, donc jamais de dépassement de la limite PRONOTE au moment de coller. Les observations se posent en un clic sur une liste de comportements, avec sélection multiple, plus des notes libres. Et le bilan de classe se rédige à part, à partir de quatre questions sur le travail, le comportement, la participation et la progression.
Quatre tons au choix (ferme, standard, encourageant, élogieux), régénération illimitée, export .txt de toute la classe. Le palier gratuit, à vie et sans carte bancaire, comprend le bilan de classe complet à chaque trimestre et cinq appréciations individuelles.
Aména est mon outil d'adaptation de documents, sur aiproject4you.com/amena. MagicSchool propose des adaptations, mais elles s'appuient sur les dispositifs anglo-saxons. Le cadre français est différent, et c'est lui qui t'engage : Aména travaille sur les trois niveaux du PAP et du PPS, flexibilité, adaptation et modification, et le troisième, celui qui réduit le contenu évalué, demande une confirmation explicite avec rappel du cadre réglementaire.
Sept profils de besoins issus des recommandations orthophoniques : dyslexie, dyspraxie, TDAH, dyscalculie, dysphasie, allophone et FALC. La police OpenDyslexic est embarquée, les syllabes se colorent en alternance, et les consignes à plusieurs instructions se découpent en étapes numérotées. Il fabrique aussi un texte à trous en cliquant sur les mots, et une dictée aménagée au format DNB où chaque trou propose trois graphies, corrigé enseignant inclus.
Un point qui compte plus que tout le reste quand il s'agit de documents d'élèves : tout se passe dans ton navigateur. Le document que tu déposes ne part sur aucun serveur, et l'adaptation est gratuite et sans limite. Exports en PDF, en Word éditable, et en pack ZIP nominatif par classe.
Le bon réflexe, donc : MagicSchool pour explorer largement, et pour tout ce qui touche aux langues vivantes, où l'anglais devient un atout. Quill quand tu remplis des bulletins, Aména quand tu prépares un document pour un élève à besoins particuliers. Ces deux moments-là reviennent chaque trimestre, et ce sont ceux où une reprise à la main coûte le plus cher.
Je n'ai pas testé MagicSchool.ai moi-même : ces informations viennent de recherches web (avis d'enseignants, comparatifs), pas d'un usage direct. Impossible pour l'instant de confirmer avec certitude si la version française actuelle a été améliorée depuis les retours consultés (certains datent de la période 2024-2025), ni s'il existe une offre établissement ou académie en France. Si l'outil est testé en conditions réelles, cette section sera remplacée par un vrai retour d'usage.
Si tu cherches un outil unique plutôt que dix spécialisés, c'est le plus large du marché, et son plan gratuit permanent permet de s'en faire une idée sans engagement. Mais son intérêt pour toi tient à une question : dans quelle langue produis-tu tes supports ? L'outil est conçu pour un public anglophone et sa traduction française est jugée maladroite par endroits, ce qui impose une relecture systématique avant de donner quoi que ce soit à des élèves. Si tu enseignes une langue vivante, ce défaut devient presque un atout ; en français ou en histoire-géo, c'est du temps de correction qui rentre par la fenêtre. Et sur les deux moments où l'erreur coûte le plus cher, ne fais pas traduire un outil américain : pour les bulletins, Quill part de ton export PRONOTE et ne dépasse jamais ses limites de caractères ; pour un élève à besoins particuliers, Aména travaille dans le cadre PAP/PPS et ne fait sortir aucun document de ton navigateur. Les deux ont un palier gratuit.