Le ministère met de l'argent sur la table pour un assistant IA souverain destiné aux enseignants. Ce que le projet P2IA promet, pour quand, et ce qu'il faut en attendre.
Le ministère de l'Éducation nationale a lancé le projet P2IA, surnommé « Geste enseignant », doté de plus de 20 millions d'euros dans le cadre du plan France 2030. L'idée : construire une intelligence artificielle souveraine dès le départ, pensée pour respecter la protection des données et les principes éthiques du service public. Autrement dit, ne plus laisser les enseignants dépendre uniquement d'outils IA grand public hébergés à l'étranger.
Concrètement, l'outil est censé aider sur trois fronts : structurer la préparation de cours, repérer ce que les élèves ont compris ou non à partir de leurs travaux, et proposer des pistes d'amélioration pédagogique. Le ministère y tient : cet assistant ne doit pas remplacer l'enseignant, seulement le soulager sur des tâches répétitives, la préparation, l'évaluation, le suivi.
Le calendrier annoncé vise une mise en service à la rentrée 2026-2027. En attendant, le cadre d'usage du ministère autorise déjà les enseignants à se servir d'IA « grand public », ChatGPT, Perplexity et consorts, dans les limites qu'il fixe.
L'annonce ne fait pas l'unanimité. Une partie du corps enseignant et plusieurs commentateurs restent partagés entre l'espoir d'un outil enfin pensé pour le métier et la crainte d'un énième dispositif imposé sans concertation avec le terrain.
Si le calendrier tient, tu disposeras dès la rentrée prochaine d'un outil IA pensé pour l'enseignement, avec des garanties de confidentialité plus solides que celles des IA grand public.